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 Synopsis

Quatorze ans après la disparition du grand héros, Laolyth, la seule barrière entre les monstrueux Rizoms et la destruction de l'humanité sont quelques braves soldats et les Shields, d'immenses murs entourant les villes restantes.


Alors que les Boucliers éloignent les Rizoms de la population, seuls les puissants gardes de la Guilde traversent les murs en tant que commerçants entre les villes ressemblant à des forteresses.

Kam, un garçon orphelin vivant dans la ville de Grisfynn, se prépare à devenir l'un de ces soldats, ce qui lui permettrait de voyager avec des caravanes marchandes à travers le monde.

Mais il cache un dangereux secret que même sa famille d'accueil bien-aimée ne réalise pas du tout... 

La politique et la haute fantaisie se heurtent dans ce manga bourré d'actions et d'aventures.

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Le saviez-vous ?

Histoire de l’art japonais

Les années 60 : une explosion de nouveaux genres 

Avec la disparition de la domination du réalisme socialiste, les années 1960 ont vu une explosion de nouvelles formes d'art au Japon, alors que les arts se développaient dans de nouvelles directions qu'on pourrait qualifier de « postmodernes ». 

Des collectifs d'artistes tels que Neo-Dada Organizers, Zero Dimension , et Hi-Red Center ont exploré des concepts tels que « non-art » et « anti-art » et ont organisé une variété d'« événements », de « happenings » audacieux et d'autres formes d'art de la performance conçues pour éroder les frontières entre l'art et la vie quotidienne. Le groupe Mono-ha a également repoussé les frontières entre l'art, l'espace, le paysage et l'environnement. 

D'autres artistes, comme le graphiste Tadanori Yokoo, se sont inspirés de la contre-culture des années 1960 et de l'explosion de nouvelles formes de bandes dessinées manga destinées aux adultes. Dans les arts de la scène, Tatsumi Hijikata a lancé une nouvelle forme de danse postmoderne appelée Butoh, et des dramaturges tels que Jūrō Kara et Satō Makoto ont créé le style Angura de théâtre « underground » radical.

Et en photographie, des photographes tels que Daidō Moriyama ont été les pionniers d'une nouvelle école de photographie d'après-guerre extrêmement influente qui mettait l'accent sur la spontanéité plutôt que sur une composition soigneusement mise en scène et célébrait les caractéristiques « sont, bure, bokeh » (littéralement « rugueux, flou, flou »).

La prolifération de nouveaux types d'art a été soutenue par la formidable croissance de l'économie japonaise dans les années 1960, connue comme le « miracle économique japonais ». 

Au cours des années 1960, l'économie japonaise a connu une croissance de plus de 10 % par an. L'augmentation de la richesse a créé une nouvelle classe de consommateurs qui pouvaient se permettre de dépenser de l'argent pour l'art et de soutenir différents types d'art et d'artistes. Pour la première fois dans l'histoire moderne du Japon, il est devenu viable pour un nombre important d'artistes de gagner leur vie uniquement en vendant leur art.


Le boom de la construction des années 1960 au Japon, qui a nivelé l'ancienne architecture japonaise traditionnelle en bois et papier et l'a remplacée par des mégapoles étincelantes de verre et d'acier, a contribué à inspirer de toutes nouvelles écoles d'architecture japonaise, telles que le mouvement du métabolisme (architecture) mené par Kenzō Tange, qui s'est audacieusement libéré des modèles conventionnels et s'est avéré influent dans le monde entier.

Dans le même temps, cependant, le monde de l'art restait dominé par des cliques qui faisaient la promotion des œuvres de certains artistes (généralement des hommes) par rapport à d'autres. Comme il est devenu beaucoup plus facile pour les Japonais de voyager à l'étranger dans les années 1960, certaines femmes artistes telles que Yayoi Kusama et Yoko Ono ont trouvé un meilleur accueil à l'étranger et ont décampé pour des centres artistiques tels que Londres, Paris et New York, tout comme de nombreux artistes masculins comme bien.

Le triomphe des nouvelles formes d'art japonais a été cimenté à l'Exposition universelle d'Osaka de 1970, où des dizaines d'artistes avant-gardistes et conceptuels ont été embauchés pour concevoir des pavillons et des expériences artistiques pour les festivaliers. L'art d'avant-garde japonais était devenu mondial et était devenu quelque chose que même le gouvernement conservateur était fier de montrer au monde.

Les années 1970 et 1980 ont vu l'art japonais se poursuivre dans de nombreuses directions commencées dans les années 1950 et 1960, mais souvent avec des budgets beaucoup plus importants et des matériaux plus coûteux.

Alors que l'économie du Japon a continué à se développer rapidement et est finalement devenue l'une des plus grandes bulles économiques de l'histoire. La monnaie japonaise devenant incroyablement forte à la suite de l'Accord du Plaza de 1985, les particuliers et les institutions japonaises sont devenus des acteurs majeurs du marché international de l'art.

Des méga-entreprises japonaises extraordinairement riches ont commencé à construire leurs propres musées d'art privés et à acquérir des collections d'art moderne et contemporain, et les artistes japonais ont également grandement bénéficié de ces dépenses.

En particulier, la production artistique a continué de s'éloigner de la peinture et de la sculpture traditionnelles en direction du design graphique, du pop art, de l'art vestimentaire, de l'art de la performance, de l'art conceptuel et de l'art de l'installation. 


Divers types d'art « hybride » sont de plus en plus en vogue. À mesure que la technologie progressait, les artistes intégraient de plus en plus l'électronique, la vidéo, les ordinateurs, la musique et les sons synthétisés et les jeux vidéo dans leur art.

L'esthétique du manga et de l'animé, dans laquelle tant d'artistes plus jeunes avaient grandi, a exercé une influence croissante, quoique parfois assez subtile. Surtout, les artistes ont évité tout ce qui sentait le « grand art » ou les « beaux-arts » en faveur du personnel, de l'éclectique, du fantastique ou du fantasmagorique et du ludique. En édition, des artistes féminines telles que Mika Yoshizawa sont de plus en plus acceptées et soutenues par le monde de l'art au Japon.

 

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L’univers sombre et enchanteur de Made in Abyss, une œuvre marquante de l’animation japonaise


L’animation japonaise sait parfois surprendre en mélangeant une esthétique douce et enfantine avec des thèmes sombres, matures et émotionnellement profonds. Made in Abyss, produit par le studio Kinema Citrus, illustre parfaitement ce contraste. Adapté du manga d’Akihito Tsukushi, cet anime plonge le spectateur dans un univers mystérieux et fascinant : l’Abysse, un gouffre gigantesque peuplé de créatures et de reliques oubliées. 

À travers l’exploration de ce monde, la série questionne la souffrance, la survie, l’innocence perdue et la quête du savoir. Retour sur une œuvre marquante du paysage anime contemporain.

 

1. Synopsis et Thèmes

Made in Abyss se déroule dans une ville construite autour d’un gouffre colossal appelé l’Abysse. Ce puits gigantesque attire depuis toujours les explorateurs, appelés les "Cave Raiders", qui y descendent pour découvrir des artefacts mystérieux et des formes de vie uniques. Plus on descend dans les profondeurs, plus les dangers augmentent — et plus les effets du retour à la surface deviennent dévastateurs, phénomène connu sous le nom de "malédiction de l’Abysse".

L’histoire suit Riko, une jeune orpheline dont la mère, exploratrice légendaire, a disparu dans les profondeurs. Un jour, Riko découvre un robot humanoïde nommé Reg, qui semble provenir des niveaux inférieurs. Ensemble, ils décident de partir à la recherche de la mère de Riko, au cœur de l’Abysse.

L’anime aborde des thèmes universels et profonds : le deuil, l’amitié, la douleur physique et psychologique, la résilience et la fascination du mystère. L’opposition entre l’apparence innocente des personnages et la brutalité de l’univers souterrain crée un choc narratif fort et marquant.

Visuellement poétique, l’œuvre s’appuie sur des décors peints à la main, renforçant le sentiment d’étrangeté et de beauté inquiétante. L’Abysse devient un personnage à part entière, un lieu à la fois sublime et terrifiant. La série interroge aussi la nature humaine : jusqu’où peut-on aller pour découvrir la vérité ? Quel est le prix de la connaissance ?


2. Les Personnages et leur Développement Émotionnel

1.    Riko : Curieuse, intelligente et déterminée, Riko incarne l’innocence et le courage. Son désir de retrouver sa mère dans l’Abysse la pousse à affronter des épreuves physiques et mentales extrêmes. Son évolution est marquée par une perte progressive de naïveté, mais aussi un renforcement de sa volonté.

2.    Reg : Robot humanoïde doté de pouvoirs extraordinaires, Reg est amnésique. Il devient le protecteur de Riko. Sa nature mi-humaine, mi-machine soulève des interrogations philosophiques sur l'identité et la conscience. Sa relation avec Riko évolue vers une profonde complicité.

3.    Nanachi : Créature au passé tragique, Nanachi était autrefois humain. Son apparence actuelle est due à une expérience inhumaine subie dans les profondeurs. Elle incarne la douleur, le sacrifice et la résilience. Nanachi est un personnage central dans le développement émotionnel de la série.

4.    Mitty : Être déformé par une expérience cruelle, Mitty représente la perte d’humanité. Sa relation avec Nanachi est profondément émotive et tragique. Elle symbolise l’innocence détruite par la soif de pouvoir scientifique.

5.    Bondrewd : Antagoniste complexe, Bondrewd est un explorateur scientifique prêt à tout pour percer les mystères de l’Abysse, y compris des expérimentations sur des enfants. Son personnage pousse à réfléchir sur l’éthique de la science et le prix du progrès.

Chaque protagoniste est confronté à des dilemmes moraux intenses. L’évolution psychologique est au cœur de la narration, accentuant l’impact émotionnel de l’histoire.

 

3. Médias et Adaptations

1.    Manga original : Made in Abyss est un manga écrit et illustré par Akihito Tsukushi. Il a débuté en 2012 et est toujours en cours. Il est publié par Takeshobo et a été traduit en plusieurs langues, dont le français.

2.    Série animée : L’adaptation animée produite par Kinema Citrus a été diffusée en 2017. Elle comprend une première saison de 13 épisodes, suivie de plusieurs films.

3.    Films : Deux films récapitulatifs sont sortis en 2019, suivis du film original Made in Abyss: Dawn of the Deep Soul en 2020, qui prolonge directement l’histoire de la saison 1.

4.    Saison 2 : La saison 2, intitulée The Golden City of the Scorching Sun, a été diffusée en 2022. Elle poursuit les aventures de Riko, Reg et Nanachi dans les niveaux encore plus profonds.

5.    Jeux vidéo : Un jeu d’aventure intitulé Made in Abyss: Binary Star Falling into Darkness a été lancé en 2022 sur plusieurs plateformes.

6.    Produits dérivés : L’univers a donné lieu à de nombreuses figurines, artbooks, posters et goodies, illustrant la popularité de la franchise auprès du public international.

 

4. Récompenses et Succès Commercial

1.    Réception critique : Made in Abyss a été unanimement salué pour son animation soignée, ses décors époustouflants, son scénario captivant et ses personnages complexes.

2.    Succès international : L’anime a conquis un public mondial, grâce à sa diffusion sur des plateformes comme Crunchyroll, HIDIVE et Wakanim. Il figure régulièrement dans les tops des meilleures séries animées de la décennie.

3.    Ventes de manga : Les ventes du manga ont fortement augmenté après la diffusion de l’anime. Les rééditions en français, anglais et autres langues témoignent de son impact global.

4.    Box-office : Le film Dawn of the Deep Soul a connu un beau succès au box-office japonais, avec des entrées solides et un bon accueil critique.


5. Distinctions et Nominations

1.    Anime of the Year : Lors des Crunchyroll Anime Awards 2018, Made in Abyss a remporté le prix d'Anime de l’année.

2.    Prix de la meilleure bande-son : Kevin Penkin, le compositeur de la musique, a également été récompensé pour son travail remarquable.

3.    Prix du jury au Japan Media Arts Festival : L’anime a été sélectionné pour son excellence artistique et son originalité narrative.

4.    Nominations multiples : La série a été nommée dans plusieurs catégories : meilleure animation, meilleur scénario, meilleure direction artistique.

 

6. Musique et Bande-son

1.    Compositeur : La musique de Made in Abyss est signée Kevin Penkin, compositeur australien. Sa bande-son est saluée pour sa capacité à sublimer l’atmosphère de la série.

2.    Ambiances sonores : Les compositions oscillent entre le mystique, le tragique et l’épique. Elles accompagnent parfaitement la montée en intensité de l’histoire.

3.    Thèmes principaux : Des morceaux comme Hanezeve Caradhina ou Underground River sont devenus emblématiques pour les fans de la série.

4.    Génériques : L’opening "Deep in Abyss" et l’ending "Tabi no Hidarite, Saihate no Migite" ajoutent une touche émotionnelle forte dès le début et la fin de chaque épisode.

La musique de Made in Abyss joue un rôle fondamental dans la construction de l’univers sonore et émotionnel de la série.


7. Production et Réception par le Public

1.    Studio Kinema Citrus : Le studio a démontré un haut niveau d’exigence technique et artistique. Chaque épisode bénéficie d’une animation fluide et de décors peints à la main d’une grande finesse.

2.    Direction artistique : L’univers visuel de la série mêle le fantastique au cauchemardesque. Le contraste entre les personnages mignons et les environnements dangereux est un choix artistique fort.

3.    Public cible : Malgré son apparence enfantine, l’œuvre s’adresse à un public averti. Certaines scènes, très dures émotionnellement, nécessitent une certaine maturité.

4.    Impact culturel : Made in Abyss est considéré comme une œuvre culte de la fin des années 2010. Il a influencé de nombreux artistes et créateurs, tant par son style que par sa narration.

 

Conclusion

Made in Abyss dépasse le cadre de l’anime d’aventure classique pour devenir une véritable odyssée émotionnelle. Grâce à une écriture riche, une animation soignée, des personnages marquants et une bande-son inoubliable, la série s’est imposée comme une œuvre incontournable de l’animation japonaise contemporaine. 

Le studio Kinema Citrus a su donner vie à un monde aussi enchanteur qu’inquiétant, offrant au public une expérience unique, intense et mémorable.


10 questions-réponses sur Made in Abyss

1. Quel est le thème principal de Made in Abyss ?

L’exploration d’un monde inconnu, le prix du savoir et la survie dans un environnement hostile.

2. Qui a créé le manga original ?
Le manga est l’œuvre d’Akihito Tsukushi.

3. Combien de saisons comporte l’anime ?
Deux saisons principales, ainsi que plusieurs films.

4. Où peut-on regarder Made in Abyss ?
Sur les plateformes de streaming comme Crunchyroll, HIDIVE et Wakanim.

5. Qui compose la bande-son ?
La musique est composée par Kevin Penkin.

6. Pourquoi l’Abysse est-il si dangereux ?
À cause de ses créatures hostiles et de la "malédiction" qui affecte les explorateurs lorsqu’ils remontent.

7. Qui est Reg ?
Un robot humanoïde amnésique qui accompagne Riko dans son voyage.

8. Quel est le rôle de Nanachi ?
Ancien humain transformé, Nanachi devient un allié précieux dans les profondeurs.

9. Le manga est-il toujours en cours ?
Oui, le manga n’est pas encore terminé.

10. Quelle est la particularité artistique de la série ?
Un contraste fort entre un style visuel doux et des thèmes sombres et adultes. 

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